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Mari & Père

Être commerçant, un métier noble !

Parmi les moyens de subsistance licites pour le mouslim, la tijara(le commerce) en est sans doute le meilleur exemple. En témoigne la biographie de notre noble prophète (aleyhi salatou wa sallam). Ainsi que celles de ses compagnons (radhiyaLahou 3anhoum jami3ane). En effet, il est connu de tous que le prophète Mohammad était commerçant, tout comme l’étaient ses compagnons. Un métier noble, si l’on sait être sincère, honnête, courtois, juste et loyal. Besoin d’un retour aux sources, ou simple désire d’indépendance, la tijara a de beaux jours devant elle. 

Tijara : le nouveau pôle emploi?

Avec l’arrivée du net, la tijara mouslima ne se contente plus de produits simplement « exotiques ». Elle s’est diversifiée et c’est tout à son honneur. On dépasse les librairies, ou les articles de bazar, on trouve maintenant des vêtements, des restaurants, des bonbons halals, de l’alimentation bio, des prestataires de service, et même le tourisme mouslim-friendly! Elle n’est pas belle la vie? On peut souhaiter de beaux jours à notre oumma.

Il était temps que nous nous organisions. Il n’est plus question de travailler pour un patron, sous des exigences qui très souvent, ne sont pas du tout en adéquation avec notre religion. Etre son propre boss c’est non seulement moins contraignant, mais c’est surtout beaucoup plus valorisant. La oumma a du talent, la oumma sait se surpasser, et quand elle le fait elle prouve encore une fois qu’avec de l’organisation on peut se passer des autres.

Ensemble, participons à une interdépendance bénéfique entre commerçants mouslims. Travaillons à ce que chacun y gagne sans écraser l’autre, ne soyons pas cupides, mais lucides. Mon bonheur à moi dépend du tien, et si je le veux mien, je le veux tien.

Si nous soulignons ce point, c’est simplement parce que beaucoup, lorsqu’ils commencent, sous prétexte qu’ils s’adressent à une clientèle communautaire, vont pratiquer des prix trop élévès. On a dit également, les clients qui eux, vont voir d’un mauvais oeil cette façon de faire, et sous prétexte que le vendeur est mouslim, vont vouloir tirer les prix vers le bas. Trouvons donc un terrain d’entente pour que chacun y gagne.

Tijara : tout et n’importe quoi? 

Si à la base en Islam la tijara est permise, il n’en demeure pas moins qu’elle est soumise à des conditions strictes afin de la réguler. Aucune place à l’anarchie, à l’improvisation, quoiqu’on en dise, l’Islam est une religion précise, structurée, qui permet au mouslim de vivre en harmonie, que ce soit dans les domaines profanes ou religieux. Ainsi, le commerçant se doit de respecter les règles islamiques dans son domaine, s’il veut être en corrélation avec le livre d’Allah et la sounna de Son messager (paix et salutations sur lui). 

C’est pour cela qu’il incombe à chaque mouslim désireux de se lancer dans la tijara, de faire des recherches dans ce domaine avant toute entreprise. Parmi les points mportants: est-ce que le produit que je désire vendre est licite? Est-ce que le prix auquel je veux l’annoncer est celui du marché? Puis-je pratiquer les prix que je veux, à qui je veux? Quelle est la marge de bénéfice respectable? Qu’en est-il de la concurrence? Puis-je commercer tous les jours? Qu’en est-il de pratiques religieuses? Seront-elles entravées? Et mes devoirs envers Allah, ma famille, mes proches? Tant de questions auxquelles il faudra apporter des réponses.

S’instruire pour avoir un commerce saint

Des ouvrages traitant du sujet, écrits par de grands savants, sont désormais disponibles en langue française. On notera l’épitre de Cheikh Al Fawzan hafidhahouLah , >> Le commerce et les transactions usuraires <<, très complète , pour quiconque désire se lancer en toute quiétude.

Respecter la licéité du commerce, c’est s’assurer la paix ici-bas, et dans l’au-delà. Que l’avidité de l’argent facile ne soit pas le seul moteur du croyant, qu’il craigne Allah dans ses actions, et qu’il le loue pour Ses bienfaits, s’en suivra alors par Sa permission, Gloire et Pureté à Lui, Sa bénédiction dans les transactions. A bon entendeur…

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